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Guide pratique du tourisme équestre en Alsace

Guide pratique du tourisme équestre en Alsace 2016
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Observatoire socio-économique du tourisme équestre en Alsace

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Carte des circuits de randonnée équestre en Alsace:

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Infos diverses

Le voyage de Romane, de l’Alsace au Portugal, Lettre n°36

du 25 janvier au 1er février

-     Samedi 25 janvier

En comptant sur les couvertures de l’auberge, nous n’avons pas emmené nos sacs de couchage. Mauvais choix ! Le chauffage ne fonctionne pas et j’ai tremblé pendant les trois heures de nuit qu’il nous restait sans dormir. Il n’y a rien de plus horrible. C’est fou de constater qu’on est finalement mieux lotis dans notre tente avec de bons sacs que sur les matelas d’une auberge ! De cinq à huit heures du matin des calèches continuent de passer sous la fenêtre. Le rythme des sabots sur l’asphalte accompagne nos semi-rêves jusqu’au lever du jour.

Ce matin nous avons rendez-vous au HAMMAM ! Hé oui, Nico nous a trop alléché avec ses descriptions de hammams marocains alors nous avons cédé à la tentation. Dans la ruelle étroite aux hauts immeubles typiques, la magie est déjà présente. Dans la lumière de l’aube une goutte tombe régulièrement d’un balcon et vient éclabousser gracieusement le sol dans une gerbe étincelante. Nous restons muettes fascinées par le spectacle miyazakesque. L’entrée du lieu est splendide : des azulejos (carrelage aux motifs maures) à foison, des lampes arabisantes, des tons ocre et turquoise assemblés dans une harmonie parfaite.

Ambiance mystérieuse et sereine, parfums ambrés, musique planante… je suis aux anges. Un large escalier de marbre nous emmène aux vestiaires, puis nous entrons dans ce monde merveilleux. Comment décrire la transe qui suivit ; la beauté ineffable du lieu, la Magie qui y règne. Les mots me manquent, devinez.

Séchées et apaisées, nous revenons au grand air avec une double mission : je vais faire les courses pendant que Romane cherche du courrier et des croquettes. Dans l’avenue où l’office du tourisme m’a indiqué un magasin bio inexistant, j’entre dans une pharmacie en quête de lave oreilles. J’entends la discussion de la patiente qui me précède avec le pharmacien : « Il me faut des antidépresseurs plus forts, je n’arrive toujours pas à dormir. S’il vous plait… » J’ai beaucoup de peine, même l’an dernier alors que je voulais me suicider je ne prenais pas tant de médicaments et je pouvais toujours dormir. Je n’imagine pas la détresse qui hante cette femme, et tant de personnes encore… il est urgent de renouveler les valeurs du monde ! Urgentissime.

A ce propos, je suis triste de constater qu’il n’y a pas de boutique biologique dans cette grande ville qu’est Séville. J’ai conscience à quel point l’alimentation joue sur nos humeurs ; bien se nourrir me paraît crucial. Il me faut faire des concessions, j’achète légumes, riz, semoule et pâtes au supermarché.

Je retrouve Romane sur le pont qui surplombe le Guadalquivir, fleuve de légende par lequel les conquistadors ramenaient les victuailles, l’or et l’argent du « Nouveau Monde ».

Nous posons les courses à l’auberge et repartons déjeuner en ville, ça nous fait drôle de se comporter en bourgeoises. C’est agréable tant que c’est exceptionnel.

En sortant du restaurant, nous sommes subjuguées par un couple d’artistes. Le guitariste argentin dont les doigts filent tous seuls sur la touche de l’instrument, suit d’un regard aimant et admiratif les mouvements d’une danseuse de flamenco au grand talent. Je suis immédiatement charmée, et heureuse de cette belle leçon de Duende (mot unique qu’utilisent les hispanophones pour définir le Génie, la Grâce, le Talent de l’Artiste) car hier soir Romane s’était arrêtée devant deux jeunes femmes qui montraient leur tradition en dansant une chorégraphie apprise sur une bande son, vêtues très classiquement d’une jupe rouge, d’un haut noir et d’un foulard vermillon avec évidemment la rose dans les cheveux et les souliers noirs aux talons forts. Certes, elles dansaient assez bien mais quelque chose me gênait, me dérangeait. Je ne me serais pas même arrêtée. En comparant avec nos artistes doués de ce matin, j’ai compris : celles-là vendaient leur tradition, elles étaient dans l’apparence, imitaient fadement les gestes sans y mettre leur âme, sans s’exprimer d’elles-mêmes sans OSER. Un véritable artiste met sa vie en jeux ; il s’exprime par BESOIN. Le geste n’est que la continuité de l’état intérieur, du ressenti. Et le reste ne m’intéresse pas.

Nous passons la soirée dans un petit bar typique inconnu des touristes car bien planqué hé hé ! Nous y rencontrons un sévillan qui nous explique qu’à y vivre, cette ville est pervertie et dangereuse… bien qu’elle soit attrayante et si jolie. Nous sommes très fatiguées par notre nuit blanche et ne tardons pas trop à aller nous coucher.

Au moment de se glisser sous les draps, nous avons une pensée pour nos enfants, pardon, nos toutous qui doivent être bien tristes de nous sentir si loin…

 

 

-     Dimanche 26 janvier

 

Encore une nuit atroce, je ne supporte pas cette douleur, elle me rend folle ! L’an dernier, en pleine montagne j’avais vécu une nuit cauchemardesque où je tremblais tant sans pouvoir me réchauffer qu’au matin je m’étonnais d’être vivante. Je crois que cela m’a traumatisé. Romane m’apprend au matin que j’ai passé la nuit à délirer, je parlais en espagnol en demandant de l’eau chaude ! je ne me souviens de rien.

Ce matin nous déjeunons en compagnie d’autres voyageurs. C’est agréable de faire de chouettes rencontres de cette sorte, c’est vrai que pour ça les auberges c’est vraiment super ! Il y a là un groupe d’étudiants brésiliens vivants à Paris, deux marocaines francophones, et des australiens avec qui je blablate anglais. J’ai du mal à m’exprimer dans cette langue, ça demande à être travaillé ! je me débarrasse d’un pull qui ne me sert plus en le donnant à quelqu’un. Ça me fait très plaisir de ne pas le jeter, d’autant plus qu’il m’avait été donné par Dan, un ami.

 

Le bus pour Castilblanco part à 13h30, cela nous laisse encore du temps pour visiter la ville. En bons touristes nous allons voir la fameuse Plaza de Espana où sont représentées les principales villes d’Espagne dans le corridor du palais. Il y a plus de cent calèches à Séville, le martèlement des fers sur le goudron est omniprésent, j’aime ça. Nous marchandons un tour de calèche pour 20€, le cocher est charmant et alors que j’entonne un air du coin : « Andalucia mi Tierra ! » il continue la chanson de sa voix puissante ! « Yo soy del Sur !… » Nous filons au grand trot à travers les rues pavées du centre, Gitana, sa superbe jument espagnole a fière allure. Elle est très à l’écoute extrêmement bien éduquée. Notre guide me met les rênes en main lorsque je lui dis que nous sommes venues de France à cheval Quelle joie !

Nous attrapons notre bus de justesse à une minute près. De retour au campement, nos enfants, pardon ! Nos chiens sont si heureux de nous retrouver ! Nous passons une après-midi endimanchée de soleil, tranquilles assises dans l’herbe entre les fleurs à bavasser et écrire.

 

 

-     Lundi 27 janvier

 

Nous repartons sans revoir notre hôte, il savait pourtant que nous étions revenues. C’est ainsi. Nos chevaux n’ont pas mangé cette nuit, ils ont assez faim. Nous nous arrêtons bientôt pour les laisser brouter deux heures les abords gras d’un chemin. Il fait si bon, et les prés qui nous entourent sont parsemés de fleurs blanches et dorées ! C’EST LE PRINTEMPS ! la végétation est riche et belle. Des poussières de nuage se sont déposées sur les collines, la poésie du paysage ravit mes sens. Le bonheur paraît simple et accessible, nous y sommes. La nature est si bonne ! Des orangers nous approvisionnent en cours de route.

Dans le prochain village, un homme nous interpelle. Il est grand et fort, porte une plume de paon sur son chapeau de feutre. Il a eu le coup de foudre pour Philibert Marquet de la Durbellière et veut me troquer mon noble mulet contre son âne ! Mou haha ! Philou est très apprécié dans la région et par la suite on me proposera souvent ce genre d’escroquerie. Pour une fois qu’il a du succès, d’habitude on remarque plutôt nos chevaux !

A Genera, un centre équestre nous accueille et nous dormons dans la paille. J’adore ça ! Hari et Fennec doivent dormir à part dans un box à cause des chiens de l’écurie, c’est une terrible souffrance pour eux, non non, ne riez pas ! Ils hurlent à la mort pendant bien une heure avant de se résigner à leur cellule crottée ! Nous nous faisons l’effet de tortionnaires, nous les avons trop habitués à être chouchoutés.

 

 

-     Mardi 28 janvier

 

Le jour se lève lentement entre les deux rideaux rayés qui bordent l’entrée de la grange. Je ressens le Monde comme un vaste théâtre. Sous l’éclairage mesuré de l’astre, le visible se teinte peu à peu de vert, puis de jaune, de rouge enfin… l’illusion prend forme. C’était la petite parenthèse philosophique.

Ce matin la famille est vêtue typiquement, robe longue et perles blanches aux oreilles pour la fille, chapeau noir aux larges bords pour l’enfant de neuf ans et ses deux bais aux sabots imposants (à côté des pieds nus de nos chevaux cela se remarquent particulièrement) est habillé d’une selle « vaquera ». L’armature est bien différente des nôtres, ils ne mettent pas de tapis en-dessous et elle est toujours recouverte d’une épaisse peau de mouton. Une écharpe de laine rayée, nouée sur ce qui serait le pommeau fait usage de fontes. Le tout est élégant. Clip et clop, le cheval grimpe sans problème dans son van et les voilà partis pour une quelconque fête traditionnelle ! Ça donne envie.

Clap et Clup, nous voici en marche sur une piste de terre qui file droit entre des milliers d’hectares cultivés sauvagement, en monoculture. Les chevaux ont mal mangé, les chiens ont mal dormi, nous sommes contrariées. Nous nous arrêtons sur une niche au bord du chemin pour les laisser brouter et nos canassons de se battre dans l’herbe synthétique des cultures… une fois s’être résignées à les laisser gambader et ingérer cette plante inconnue, nous rions de cette drôle d’image : chevaux de voyage sur fond d’ordinateur Windows. Car véritablement la ronde colline est vert fluo et le ciel cyan parsemé de cumulus nimbus. Romane me parle ensuite de Lénir, un jeune homme déluré qu’elle a rencontré cet été. La description du personnage me ravit, me remplit de joie ! Et nous repartons euphoriques sur la piste bordée de fleuves jaunes dans un chouette soleil, papotant gaiement de choses et d’autres. A deux, on peut si facilement transformer la contrariété en joie ! Entre-temps, en lisant la Bible, nous avons une révélation sur le rôle de la conscience chez l’homme : faire exister la Beauté. La mission qui en découle est de l’honorer, et rétablir sur Terre l’Harmonie : cela passe pour nous par des gestes simples, concrets : manger bio et local en respectant les réels besoins du corps, communiquer respectueusement avec nos animaux et entre nous…

C’est une quête du geste juste, une remise en question de chaque instant. La vérité (s’il en est) est en nous, suffit d’être bien à l’écoute.

 

Eh ! Petite intervention de Romane :

Nous remarquons soudain qu’il manque mon jogging parmi le linge suspendu au bât… je laisse donc Marlène avec la troupe et fais demi-tour pour le retrouver. Je marche longtemps à bonne allure jusqu’au croisement où nous avons hésité. Alors que je m’apprête à abandonner ma quête, mon regard se pose sur ce bout de tissu noir suspendu à une branche qui se balance au gré du vent. Je reste un instant là immobile et souriante, persuadée que mon pantalon se marre lui aussi de s’être ainsi échappé… à ce moment je comprends qu’il me montre la bonne direction ! Effectivement le chemin que nous empruntons nous a entraînées dans un grand détour que nous aurions évité en choisissant cette direction.

 

Marlène reprend :

Quand Romane me rejoint, Uma arrête de manger, tangue et tombe sur ses antérieurs… COLIQUE !!!

Immédiatement, je fais le rapprochement avec les pousses vertes que nous les laissons manger… une image me traverse : les quatre chevaux morts sur le chemin. Je me dis que dans ce cas nous continuerons le voyage toutes les deux à pied pour ne pas devenir folles. Le seul remède pour l’instant, c’est de les faire marcher. Nous nous promenons donc jusqu’à la tombée de la nuit entre des allées d’oliviers. A l’orée du village, une écurie nous accueille, Uma n’a plus de symptômes tout le monde va bien, ouf !

Une fois les chevaux à leur aise avec paille, grain et eau dans le manège, nous allons batifoler nues dans un immense tas d’écorces d’orge ! Nous nous enterrons dedans comme sous le sable d’une plage et admirons les étoiles. Fennec se niche sur nous. C’est agréable et tiède, on a du mal à croire qu’on est en hiver ! Au signal, nous sortons d’un bond et courrons jusqu’à l’écurie où nous attend une douche chaude-brulante au tuyau des chevaux ! Quelle joie ! Nous rions de bonheur, nous nous laissons sécher auprès d’un grand feu, accroupies dans l’âtre.

 

 

-     Mercredi 29 janvier

 

La piste jusqu’au Rocio est très bien indiquée. C’est un large chemin de sable le long d’une rivière. Nous croisons beaucoup de cyclistes et quelques promeneurs. Un joggeur ralenti en nous voyant, ôte des écouteurs de ses oreilles et marche auprès de nous : « Hey ! Est-ce que vous voulez un chien pour garder vos affaires ? Il est grand et noir, il intimide bien qu’il soit très gentil ! Très gentil ! Un beau chien ! Je l’ai récupérer à Séville dans une rue mais je ne peux pas le garder, il mange beaucoup et je n’ai pas assez de sous pour le nourrir, vous savez. Il me fait beaucoup de peine, beaucoup de peine, il est si gentil ! Et beau ! Je vous ai vu et … avec vous il serait bien, il garderait vos affaires… Il aboie ! Wouf ! Wouf ! Mais il ne mort pas hein ! Très gentil !... Alors ? » Étrangement quelque chose nous dit d’essayer, le type est assez touchant, il a l’air de bonne volonté…

« Bon ! Vous m’attendez au parking, làbas et je vous le ramène pour que vous puissiez le voir ? Qu’est-ce qu’il vous faut d’autre ? Du pain, et ? »

Trois quart d’heure plus tard, alors que nous pique-niquons, une fourgonnette blanche s’arrête. Dario (c’est ainsi qu’il se nomme) en descend avec une drôle de peluche ridée : c’est un bébé Sharpey ! Un chiot chinois « misterioso, muy misterioso » d’après son maître. De premier abord, il est plutôt monstrueux ! Dario me dira plus tard : « La beauté est dans les yeux qui la contemple ». C’en est un bel exemple ! Il me met l’animal dans les bras et sort du coffre un gros sac qui comprend : une corne de bouc, « paral Fuerza y Suerte ! » trois paquets de mouchoirs, une pomme, deux mandarines, des énergisants, deux tee-shirts, un swet, du pain, de l’Efferalgan, une bouteille d’huile d’olive, et… UNE SERVIETTE ! (nous avions perdu la nôtre !)

Ce mec est tombé du ciel. La musique est allumée non-stop autour de lui, il nous dit qu’il ne peut absolument pas s’en passer ! J’adore ! C’est un dingue comme on les aime, un mélomane au grand cœur. Il fait descendre le grand chien noir en question et il nous est tout de suite sympathique ! il parait jeune et a un beau regard intelligent. Dario le porte et lui met des claques dans la gueule pour nous montrer comme il est inoffensif. En effet, le chien ne réagit absolument pas, Dario doit nous quitter mais il nous propose de garder le chien avec nous pour le moment et nous invite à passer un ou deux jours chez lui, aux « Ranchos » c’est à deux pas de là, nous acceptons illico.

Nous nous engageons sur plusieurs kilomètres du mauvais côté du fleuve sans trouver de passage pour le traverser. Nous croisons une voiture de police. Les deux hommes nous demandent nos passeports et nous mettent en garde par rapport aux « Ranchos ». Il y a disent-ils, beaucoup de voleurs et de « malagente » par là-bas. Ce n’est pas un vrai village mais un regroupement de maisons illégales. Ils nous font douter mais je déteste la méfiance gratuite. Nous ne nous fions pas à leur jugement, d’autant que les policiers par la nature de leur travail sont nécessairement davantage confrontés à ce qu’il se passe de mauvais qu’à la bonté. Nous tentons de traverser à gué entre des joncs mais Dalù, Dalù car c’est un chien andalou qui a la dalle ! Dalù donc n’ose pas nager. Alors nous revenons au parking pour traverser par la route et reprendre le chemin de l’autre côté. Une fois loin des voitures, nous lâchons Dalù qui nous suit déjà ! C’est décidé : à moins que ce véto ne décèle chez lui un gros problème, nous l’emmenons avec nous. Il aura une vie de roi ! La nature est belle sur les abords de la piste. Nous sommes au sein d’un espace protégé, quel contraste avec les horribles monocultures ! Ici la vie fleurit et chante dans les feuilles carapaces des eucalyptus. Je suis aux anges, je me sens vraiment en Aventure, loin de chez moi parmi ces plantes inhabituelles.

Aux « Ranchos » nous errons un moment nous attendant à voir débarquer ce foufou de n’importe quel coin de rue. Ne le voyant nulle part, nous interpellons un homme derrière son grillage pour appeler Dario avec son portable. Il lui explique le chemin jusqu’à chez lui et nous attendons en papotant avec ce Ranchier très gentil. Il est en train de construire un mur, pellette en main, il dit que c’est la crise et qu’à présent il faut tout faire de ses propres mains car ça coûte trop cher. Ça nous paraît bien !

La maison que loue Dario est super géniale ! les proprios sont artistes et ils l’ont aménagée avec beaucoup de goût. C’est une petite baraque follette qui correspond bien au personnage : il y a sans arrêt de la musique et une lumière tamisée ambiance ! Dario collectionne les animaux rares : des plus petites souris du monde (des africaines) à d’étranges insectes tropicaux… il est complètement fasciné par leurs mandibules… nous passons une chouette soirée en compagnie de ce marginal plein de bonté ! Quant aux chevaux, ils poissent tranquillement dans son jardin.

 

 

-     Jeudi 30 janvier

 

Romane va faire quelques courses à Séville avec Dario, puis nous déjeunons avec sa copine, une très chouette femme folle de Sharpeys elle aussi. L’après-midi je vais chez le véto avec notre hôte et Dalù pour lui faire des papiers et vérifier son état de santé. Il a un problème aux hanches qui est peut-être dû à son manque de musculature, pour le moment il est très maigre… on l’emmène tout de même avec nous, il sera toujours mieux qu’à la rue. Si le problème se révèle trop grave, nous essayerons de lui trouver une famille.

En revenant, je me lance dans une peinture à l’aquarelle & stylo sur fond de dub/ambiant… waouh ! Je n’avais pas réalisé à quel point peindre me manquait ! je suis complètement absorbée dans ce que je crée… ce soir-là, nous nous couchons très tard, la fatigue s’accumule… depuis mes deux nuits blanches à Séville je n’ai pas récupéré…

 

 

-     Vendredi 1er février

 

Dario est aux petits soins, il nous prépare des « toatadas andalousas » pour le petit-déjeuner avec un bon café. Nous repartons le cœur tout chaud, heureuses de cette bonne rencontre. Dalù nous suit sans trop de problème, il s’agit juste de le tenir en laisse au bord des routes. Ce chien est adorable, si attachant. Nous croisons plusieurs troupeaux de chevaux, et mulets ! en semi-liberté le long du chemin qui borde le fleuve. C’est une belle journée de printemps ; mais mon mental est surexcité par le manque de sommeil et il m’embête un peu, pensées et réflexions ne cessent de se bousculer et me fatiguent d’autant plus. Après le pique-nique, je peine à tenir sur Pequeno et je pleure d’épuisement… nous nous arrêtons au bord du fleuve sur une friche bien grasse, à l’orée d’un petit bois. Nous passons une belle soirée à échanger par la pensée le regard puis les mots sur des sujets essentiels. Quelle chance de s’être rencontrées, vraiment… cette relation est si enrichissante !

 

 

Marlène

Publié le 26-02-2014